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Les chaînes du souvenir

16,50

Que faire quand vous vivez dehors et qu’il pleut des cordes ?

Que faire quand le seul refuge que vous pouvez trouver est une vieille bâtisse abandonnée ?

Abandonnée ?

Peut-être pas tant que ça…

 

21 x 15 x 1 cm

159 pages

 

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Description

Petite critique de la pauvreté et des relations humaines conflictuelles sur fond de maison hanté.

blog entre vous et nous :

Tout d’abord, je tiens à préciser que c’est la première fois que je lis un livre sur demande de son auteur, et c’était très enrichissant ! J’ai déjà prévu de réitérer l’expérience, mais je vous vois venir, petits curieux… et vous n’en saurez pas plus avant début 2019 !!!

En tous cas, j’espère que vous apprécierez cette chronique, tout comme je me suis éclatée à l’écrire !

Je suis donc heureuse de vous présenter un roman fantastique assez court, paru en Septembre si je ne m’abuse, aux éditions de la Banshee : Les Chaînes du Souvenir. C’est le premier bébé de Miranne, une jeune autrice que je n’ai pas eu la chance de rencontrer physiquement, mais avec qui j’ai échangé ces dernières semaines… Mais trêve de bavardages inutiles, voici le résumé de ce livre !

Que faire quand vous vivez dehors et qu’il pleut des cordes ?

Que faire quand le seul refuge que vous pouvez trouver est une vieille bâtisse abandonnée ?

Abandonnée ?

Peut-être pas tant que ça…

Les chaînes du souvenir, c’est l’histoire de Jérémy, 25 ans, et SDF. Sans domicile fixe. Un gros mot pour la plupart des gens.

C’est l’histoire de ce jeune garçon qui se retrouve livré à lui-même, après la mort de ses parents. Au cours du récit, le lecteur passe du quotidien difficile du jeune sans-abris, rythmé par la mendicité, la recherche d’un coin pas trop dangereux pour dormir, la prostitution et le dégoût de lui-même, aux souvenirs de Madeleine, qui conte son histoire au fil de l’eau son histoire, ou plutôt, l’histoire du lieu qu’elle hante depuis les années 30.

Oui, car Les chaînes du souvenir, c’est aussi la réminiscence de Madeleine, jeune esprit (ou préférez-vous jeune fantôme…) vit et protège la maison de son enfance, une vieille et grande demeure parisienne inhabitée depuis des années, où Jérémy a trouvé refuge. Le point de vue binaire adopté par Miranne est aisément compréhensible, grâce aux dates en début de chapitre, mais également de par le changement de registre, très bien maîtrisé par l’autrice. Jérémy a un vocabulaire courant, usant parfois de mots un peu charretiers, et souvent sans filtre, face à ce qu’est son quotidien. Je me suis vue grimacer pour lui lorsqu’il décrivait ses expériences pour le moins douloureuses, voire carrément affreuses, que ce soit en terme d’estime de soi ou… de l’abandon au viol pour survivre. C’est en tous cas comme cela que j’ai perçu le texte. D’un autre côté, lorsque la narration est rendue à Madeleine, le registre devient plus soutenu, plus distingué et plus féminin. De fil en aiguille, l’histoire des deux protagonistes défile, pour se lier d’une manière que j’ai trouvé simple et belle. L’histoire n’est pas tirée par les cheveux (même si j’ai du mal à accepter le fait qu’un fantôme puisse autant manipuler la matière, mais cela ne dessert pas le récit, au contraire !), même si le happy end est assez inattendu !

C’est un livre… empathique. Oui, je pense que c’est le mot, et que c’est également ce qui caractérise l’autrice. D’une part, 10% des bénéfices réalisés sur les droits d’auteurs sont directement reversés à l’association PPSC (Petite Pieuvre Sensation Cocon), qui permet de fabriquer de petites pieuvres au crochet pour les enfants prématurés. Ceci leur permet d’être plus calme et de s’accrocher à la pieuvre plutôt qu’à leur canule nasale ou leur cathéter, leur évitant ainsi de les arracher. D’autre part, il a fallu l’empathie d’un fantôme pour que Jérémy se sente à nouveau… humain si je puis dire. Ce qui m’amène tout naturellement au point suivant…

Ce livre est également une critique ouverte et bienvenue de cette société nombriliste et égocentrique, qui, malheureusement, est la nôtre. Les chaînes du souvenir traite d’un sujet dur, et souvent peu abordé, ou en tous cas, pas comme tel : les conditions de vies difficiles des sans-abris et leur combat quotidien pour survivre dans la rue.

“Tous les hivers c’est la même chose, les gens s’offusquent en lisant le décès de SDF dans les faits divers puis ils tournent la page et oublient complètement ces pauvres gens en quelques secondes. Pire, certains se permettent de dire que s’ils sont dehors c’est qu’ils l’ont mérité, que s’ils travaillaient comme tout le monde ils n’en seraient pas là. Beaucoup de SDF ont un travail mais dont la rémunération ne leur permet pas de payer un loyer. Ce qui m’a vraiment choqué pendant toute mon adolescence c’est l’indifférence totale des gens vis-à-vis d’eux. Ils ne les regardent pas, ne leur parlent pas, jettent négligemment quelques centimes pour les plus généreux et oublient leur existence, comme s’ils étaient invisibles. On oublie trop souvent que ces malheureux sont parfois des pères/mères, des fils et des filles, bref qu’il y a quelqu’un dans le monde pour qui ils ont compté un jour.” Miranne.

En plus des conditions climatiques et de la sous-nutrition dont ils sont victimes, on oublie qu’ils sont la proie de sévices et abus de tous genres, et de violence, souvent gratuite. Cet aspect est, je trouve, très bien abordé dans le livre. On lit les pensées de Jérémy, on vit sa honte avec lui, son horreur de lui-même et on ressent son instinct de survie, élimé par les années passées dehors. Me direz-vous, il existe bien des centres d’aide pour SDF, non ? Miranne répond à cela que “le système d’aide aux sdf n’est pas du tout au point, on manque de moyens, de financements, de places, de volontaires… Dans mon livre je me suis efforcée de décrire les failles du système, j’aurais aimé apporter des solutions.”

On retrouve également d’autres thèmes plus classiques, qui meublent le récit et lui donnent une consistance : le deuil, la vengeance, l’acceptation. Tout est développé sans fioriture, et avec efficacité. De plus… les émotions viennent toutes seules : et ça, c’est un grand point de ma lecture !

Alors je passerais sur les quelques coquilles parasites relevées au cours de ma lecture, pour m’attarder sur le fait que, comme énormément de jeunes auteurs, Miranne s’est évidemment heurtée à de nombreux refus de la part des maisons d’éditions, car son récit ne collait ni au moule, ni à la mode. En gros, ce n’était pas une machine à fric. J’ai envie de dire… N’oubliez pas que JK Rowling aussi, s’est faite rembarrée un grand nombre de fois avant de trouver quelqu’un qui ait foi en elle. Je salue donc les éditions de la Banshee, qui sont composées, si je ne m’abuse, de passionnés volontaires qui sont là pour contrer ce phénomène de grandes maisons qui refusent tout ce qui ne rentre pas dans leurs cases. Sans offenses, je n’ai rien contre les-dites grandes maisons d’éditions… Je tenais simplement à souligner la difficulté pour un auteur débutant à se faire une place, même toute petite, dans le monde littéraire.

En bref, je pense que l’autrice de ce livre a un bon gros potentiel, et je suis heureuse de savoir qu’elle a d’autres ouvrages sous le coude, même si ce n’est pas pour tout de suite !

Merci à Miranne de m’avoir accordé ta confiance et pour tes réponses, pertinentes, à mes questions. Pour essayer de nous ouvrir les yeux sur la réalité de milliers de personnes en France. Pas à Ouagadougou ou à l’autre bout de la Terre ! Ici, dans notre pays, à quelques pas du chez-nous que nous avons la chance d’avoir… Chance qu’on ne mesure pas. Tout simplement, merci pour m’avoir fait passé un bon moment en compagnie de tes personnages attachants !

 

Laura Blandin

« Bien le bonjour mes zaccros !
Je vous reviens en samedi pour vous parler des chaînes du souvenir… C’est l’histoire de Jeremy, jeune garçon sans abri dont la vie est très compliquée. Mais c’est aussi l’histoire de madeleine jeune femme d’un autre temps qui eu une vie ou une mort compliquée…

C’est une très belle histoire qui fait preuve de beaucoup d’empathie pour ses personnages. L’histoire est addictive je l’ai lu très rapidement. Et petit bonus en plus d’être une belle histoire c’est aussi une belle action, en effet ce livre permettra de récolter des dons pour l’association les petites pieuvres sensation cocon ( PPSC ).

Bon week-end et bonne lecture ! »

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